SALON ANTIQUITE

Comme il n’y a pas que le cinéma dans la vie, parlez de tout ce que vous voulez (... et même de cinéma !)

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georgique
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Messagepar georgique » 18 Sep 2007 07:03

bonjour à tous,

petite info sur la peinture. Pendant plusieurs siècles les artistes signaient leur oeuvres en insérant à l'intérieur de leur fruit de travail un autoportrait. Tel peut-être Hitchcock dans ses films.
Vous pouvez donc, vous amusez, lorsque vous avez le temps et l'envie d'observer des oeuvres picturales, à retrouver les autoprotraits des artistes moyen-ageux ou de quattrocento glisser dans les oeuvres, parfois dans des endroits complétements saugrenus. Et observer lesquelles étaient signées en signum, telles celles de Dürer.
Et par là même peut-être trouver des idées pour les votres, d'oeuvres.

à plus tard

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Messagepar georgique » 25 Sep 2007 07:07

petite citation:

"Mieux vaut la plus injuste des paix, que la guerre la plus juste."

Erasme.

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Messagepar georgique » 09 Oct 2007 12:32

aujourd'hui un petit tour côté éducation scolaire. Pendant que les petits grecs étudiaient pendant un an leur alphabet puis les syllabes, les petits romains en faisaient tout autant. (c'était plus dur pour les grecs) Les romains avait aussi accès à l'étude du grec, puisque la culture grecque était assez dominante dans la culture romaine. Puis, l'année suivante, tandis que les grecs recopiaient soit des phrases assez humour grec, soit des monostiques de Ménandre en autre, les petits romains faisaient de même avec les distiques par exemple de Dionysus de Caton, tel que celui-ci:

"Plus vigila semper neu somno debitus esto;
nam diuturna quies vitiis alimenta ministrat
"

ce qui veut dire, selon une traduction ancienne:

"veiller est bon, dormir fait les gens nices; en long repos se nourrissent les vices."
ou bien "veiller est mieux que dormir qui rend ramolli; à travers le regard surveillant d'une longue nuit de sommeil s'alimentent les vices." ou, "...;s'administrer une longue nuit de sommeil, alimente les vices."

Mais, l'école à l'époque était associée aux coups du maître. Pour les romains, il fallait tendre la main à la férule, mais aussi recevoir des coups de bâton sur le fessier, une fois monter sur les épaules d'un camarade.

Dans mon enfance, j'ai connu un instituteur qui donnait des coups de règles sur les doigts. Heureusement, que je n'en ai pas reçu.

bon retour à l'enfance! :wink:

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Messagepar georgique » 15 Oct 2007 17:40

voici quelques infos sur les costumes datant de peu avant le Moyen-Age et durant ce dernier, au cas où certains auraient besoin de ces quelques infos pour un film.

Le XIIème siècle:

pour trouver des infos sur la mode vestimentaire du XIIès., qui prône des chaussures pointues comme queues de serpents; pour les hommes des longues tuniques et pour les femmes des robes trainantes jusqu'à même le sol dotées de longues manches amples et tombantes ou bien étroites, avec une coiffure aux cheveux frisés à l'aide d'une pince; des manteaux drapés ou juste jetés sur les épaules et attachés par fibules, il faut tenter de trouver en bibliothèque le texte "Ecclesiasticae Historiae XIII" d'Orderic Vital.

Le XIIIème siècle:

pour les hommes:
cheveux au niveau des oreilles voir plus long. Peu de couvre chefs ou bien, la calette (cale, béguin) noué sous le menton. Ceci se retrouve chez les ouvriers et les soldats. Les chapeaux existants: capuchon pointu, le chaperon.
La robe descend jusqu'aux chevilles. La ceinture disparaît vers la fin du XIIIè. Sur la robe est porté le surcot, sans manches et de couleurs différentes. Il s'attache par une boucle. Exceptionnellement, il comporte de fausses manches (longues ou trois-quart.)
Le manteau long se ferme par une lanière ou corde. Il faut souvent tenir cette lanière à la main en la tirant vers le bas, pour empêcher le poids du manteau de la faire remonter. Cette précaution devient geste d'élégance.
Pendant, la 1ère moitié du siècle, le bord supérieur du manteau est garni d'un collet étroit.

Pour les femmes:
le costume féminin est sobre et stylisé vis à vis de la forme humaine alliant le gothique. Les femmes portent aussi des surcots. Mais, ils trainent par terre.
La parure de tête change, passant de mouchoir de tête simplement noué autour des cheveux, le bout en pendant librement ou bien noué sous le menton, à vers 1230 une autre forme: la partie nouée sur la tête prend l'apparence d'un anneau rigide. Le pan libre du voile disparaît, mais la bande sous le menton demeure. Cette bande fut appellée en Allemagne Gebend ou Gebände. En France, on la nommait, touret. Par suite, les différentes façons de porter ce mouchoir de tête donnèrent des couvres-chefs fantastiques.

Dans la vie courtoise, il existent les gants.


voilà. Plus tard, d'autres infos.
Modifié en dernier par georgique le 19 Oct 2007 12:39, modifié 1 fois.

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Messagepar georgique » 19 Oct 2007 12:33

voici la suite à travers laquelle les hommes mettaient presque des mini jupes. Au fait, votre mode du pantalon, c'est fort récent.
Et dire que l'on nous serine parfois à dire qu'avec une jupe, on peut moins faire de choses qu'avec un pantalon. Ceci est fort faux. La jupe, c'est ce qu'il y a de plus pratique (et je le sais d'usage) et en plus ça ne craque pas. Et ça tient plus chaud qu'un pantalon.

Milieu et fin du XIVème siècle

nous sommes en pleine époque concernant la musique, de l'ars nova. Et en ce qui concerne le costume il y a aussi du nouveau.

Pour les hommes:

ils ont envie de montrer leur corps. Introduit en Italie par les français, "l'enormis novitas", est un vêtement court étroitement ajusté au corps sur le torse et porté avec une énorme ceinture sur les hanches. Le vêtement modèle le corps et s'ajuste comme un tricot. Plusieurs critiques s'engagent autour de ce vêtement. Il est appelé en France, jacque ou gipon.
Un rembourage existe, donnant du galbe au corsage. La taille paraît alors mince. Le pourpoint peut se boutonner exclusivement sur le devant.
La jacque raccourcit progressivement jusqu'à ne descendre en 1364, qu'à une largeur de paume sous les hanches!
Vers 1385, une nouvelle stylisation: les manches s'élargissent en forme de sacs pointus resserrés aux poignets et se terminant soit en manchettes étroites, soit en retombées libres montrant des sous-manches.

Les jambes: concernant le XIIIè, les jambes étaient couvertes par des bas coupés en forme. Ils remontaient légèrement au-dessus des genoux et étaient fixés le plus souvent par un cordon noué à la ceinture des "braies " (soit du caleçon) Mais depuis le XIVè et les vêtements courts, les bas ou chausses sont fixés au pourpoint par des lacets. Au début les chausses sont de très longs bas, mais on ne tarde pas à en joindre les deux bouts. Les collants sont nés!

Les rois, les hauts fonctionnaires, les intellectuels et autres gens hostiles aux changement de mode, portent toujours la robe longue.

Les chaussures, les poulaines, sont encore pointues et donc encombrantes par exemple dans les escaliers.

Le manteau ou surcot: le "surcot ajusté" a des manches courtes avec à hauteur du coude des bandes tombant librement. En Espagne, il s'ouvre par des fentes latérales jusqu'aux hanches "surcot ouvert", qui sont bordées de fourrure (hermine) On ne connaît aucun exemple de ce surcot ouvert en Allemagne, mais il s'est répandu en France et en Angleterre. Ce surcot ouvert est un habit princier, parfois sous la partie antérieur du plastron bordée de fourrure devant et derrière, pendent de grosses pierres précieuses.

Pour les femmes: (ou hommes)

les cheveux: apparait à cette époque la résille, permettant d'enfermer les cheveux. Le bandeau disparait un peu. Les cheveux sont montrés. Très souvent ils sont tressés et les nattes roulées à hauteur des tempes.

Le peuple:

il s'habille de manière sobre.
Pour travailler, tandis que les femmes rebroussent leurs robes fixant leurs bouts dans la ceinture, les hommes laissent pendrent librement, les lacets qui relient les chausses au pourpoint.

Enfin, au XIIè, le roi Louis VII avait déclaré que le peuple possédait "le pain, le vin et la gaîté", mais comme à cette époque il y avait des épidémies et des guerres.
que viva la vida!

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Messagepar georgique » 02 Nov 2007 11:11

bonjour à tous,
aujourd'hui, un petit détour à travers l'hygiène, venant du grec et signifiant "se bien porter".

Les grecs se lavaient beaucoup.
Les romains utilisaient le savon composé d'une pâte savonneuse faîte de graisse et de cendres. (produit datant des Sumériens il y a 4500 ans environ)

En france:

au Moyen-Age courent les bains chauds publics ou étuves.

A la Renaissance et XVIIè, les mentalités vis à vis du corps changent et disparition des bains publics, et naît aussi l'idée que l'eau est un médiateur de maladies transmissibles.
On se lave peu à l'eau, préférant l'hygiène vestimentaire, la cosmétique, les parfums ainsi que différents vinaigres pour les bains de bouches (Maille en avait fabriqués 90 différents au XVIIIè) Pour se parfumer sous les aisselles, on utilise parfois un bouquet de roses.

Au XVIIè, vit la toilette sèche avec des chiffons. Il existe parfois vers la fin du siècle des baignoires.

Au XVIIIè, commence à émerger de nouveau l'eau avec la création de bidets et la cuvette pour les mains. On commence à faire la différence entre hygiène et parfums-maquillages. On découvre le chlore en 1774 par le chimiste Scheele, ainsi que la soude au début du XIXè, par Labaraque.

Au XIXè, commence l'hygiène avec le savon et l'institution de l'office international d'hygiène publique en 1907 qui deviendra l'organisation mondiale de la santé en 1946.

Dès lors, que sera l'hygiène de demain, si elle change vis à vis de la science et des moeurs?

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Messagepar georgique » 19 Nov 2007 09:45

petit voyage
petit topos sur le peuple Uros vivant dans les Andes et sur une île flottante sur le lac Titicaca.
Ce peuple confond son origine avec le peuple Incas. Depuis le XIIè s., époque à laquelle ils ont voulu fuir la servitude imposée par les empereurs incas, ils se sont installé aux alentours du lac, puis sur le lac. Pour ce faire, ils ont construit peu à peu des iles flottantes faites de roseau séché. Au fur et à mesure du temps, puisqu'ils rajoutent de la paille tous les ans sur les plateformes des îles, ces dernières arrivent parfois à toucher le fond du lac et les îles ne sont plus flottantes. En tous cas, les habitations, comme certaines de leurs embarcations (les balsas à proue de puma) faites pour les visiteurs, sont construites en roseaux séché (elles durent six mois à un an tels les murs et le toits de leurs habitations). Toute l'année et tout le jour, leur principale occupation hormis la pêche est l'utilisation et le travail de la paille. En somme, un village, une terre toute de roseau sec, et la nourriture faite parfois de la partie blanche du roseau frais. Sans oublier leurs vêtements colorés bien typique du Pérou.
Cette info n'a rien avoir avec le cinéma, si ce n'est la notion de fabrication d'un décor, ici de vie.
Modifié en dernier par georgique le 27 Mar 2008 13:13, modifié 1 fois.

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Messagepar georgique » 25 Déc 2007 16:03

en ces jours voici un petit topos sur la vision de la folie en Grèce antique.

Platon disait que "les plus grands bienfaits nous viennent de la folie."

Mais en Grèce les fous ou malades mentaux étaient mal vus. On leur jetaient des pierres ou leur crachaient dessus.

Socrate imaginait la folie comme un don divin. Il regroupait quatre sortes de folies.
La démence prophétique, dont le patron est Appolon; la démence télestique dont le patron est Dionysos; la démence poétique, inspirée par les muses et la démence érotique, inspirée par Eros et Aphrodite.

Dès le VIème siécle, les grecs tentaient de soigner la folie, grâce à Hippocrate. A la théorie des éléments et des qualités formulée par Empédocle au Vème siècle correspond la théorie hippocratique des humeurs et des tempéraments. La maladie mentale est une pezrversion des humeurs. On soigne surtout le coprs (mandragore, belladone, ompium); on utilise le régime, l'hydrothérapie et la gymnastique. Le philospohe Aristote, lui, s'efforcera de tenir compte de l'âme et du corps.

nous verrons plus tard pour les autres siècles.

donc à plus tard...
que viva la vida!

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Thorn
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Messagepar Thorn » 25 Déc 2007 19:51

J'avoue que je ne comprends pas tout, mais j'attends la suite !!! :D

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Messagepar Léo--M » 27 Déc 2007 13:16

ouaip intéressant tous ces posts ;)

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Messagepar georgique » 27 Déc 2007 13:27

voivi donc la suite, Thorn ou tempestad!

Au Moyen-Âge, le fou est le pêché à l'horizon. Pour Saint Thomas d'Aquin, la démence naturelle n'a rien à voir avec le péché. La folie pouvait être possession du démon.
A la même époque, en orient, le fou était le bienvenu c'était aussi celui qui pouvait être "messie".

Au XVème siècle, toujours dans nots région occidentales, naît le bûcher afin que l'âme des fous soit purifiée.

Au XVIème siècle, erasme dans son "Eloge de la folie", fait apparaître l'envers de toute chose. Pour Montaigne, après qu'il est vu Le Tasse, dira que la folie est l'instrument le plus aigu de la raison. Elle est intérieure à la raison et seule peut lui donner toute sa valeur.
A ce siècle, certains pensent que la folie est une fiction.
Les médecins prennent la défense des dites sorcières et commencent à voir le mal de la mélancolie, à pouvoir être soigné. En 1409, naît en Espagne, un établissement pour soigner les malades. Ceci donnera naissance à d'autres établissements en Espagne et ce phénomène s'étendra dans l'Europe. Ils soignèrent les malamdes par de la musique et par des travaux saisonniers en guise de cure d'âme.

Au XVIIème, pour Descartes, si l'on pense c'est que l'on est pas fou. Celui qui est fou est celui qui a voulu être inhumain, il faut le châtier. Et la passion amène au délire.
En Europe va naître des hôpitaux ou institutions faîtes pour parquer les nuisibles, soit les pauvres, les fous, les homosexuels, les blasphémateurs, les alchimistes et les libertins.
A cette époque, on tentera d'expliquer la folie comme une altération du système nerveux et du cerveau. 3 folies: l'hystérie, la manie et la mélancolie. Les remèdes?: l'antimoine, l'opium, le lait de femme, l'urine et le sang humain chaud. Mme de Sévigné consommera des vépières pour ses nerfs. Le délire se soigne par le théâtre: l'illuion le maître mot pour guérir l'illusion.
Pour Shakespeare, la folie c'est lorsque l'individu se coupe du monde, sort de la nature et se retrouve seul, de "l'autre côté". Voir aussi Don Quichotte avec Sancho Pancha.

Au XVIIIème s., on sépare la notion de folie de celle de fou. On expliquera la folie suivant les cadres géographiques et climatiques.
Pinel créera un hôpital pour fous. Au lendemain de la Déclarations des droits de l'homme, pourtant on avait fermé ce type d'établissement. Mais les hopitaux sont revenus avec Tenon et Carbanis, et la chaîne qui retenu les détenus fous va être remplacée par la camisole pour laisser une certaine liberté au malade. L'alchimiste Pinel veut soigner le fou en lui faisant reconnaître sa folie. Or au XVIIIè le fou est un aliéné (alienus=étranger.)

Au XIXè s. se développe la science des maladies mentales. Auguste Comte voit l'influence des facteurs sociaux dans la génèse des maladies mentales.
En 1883, l'allemand Kraepelin écrit le "Traité de psychiatrie" qui explique les 2 grandes psychoses, l'une curable: celle maniacodépressive, celle incurable soit la démence précoce regroupant la catatonie, l'hébéphrénie et la paramoïa. (Cestrois choses seront regroupées au XXè s. sous le nom de schizophrénie (l'esprit fendu))

Au XXè s. naît aussi le courant antipsychiatrique démontrant la liberté d'être et de penser, râgeant contre les séances avec un psychiatre, contre toutes ces théories infernales, contre la volonté de la psychiatrie à vouloir cataloguer tout le monde et couloir que tous pensent pareil, aille dans le courant de la foule ou monde social, et contre la volonté de mettre des termes sur les individus.
Encore au milieu du siècle on faisait subir des électrochocs cérébraux aux "malades" , désormais sont les neuroleptiques. Enocre une forme de contre liberté. Les neuroleptiques donnant les pires effets indésirables, comme manque de globules blancs, donnant de la léthargie pour certains, voire coupant toute imagination. C'est bien pour l'art! On perd quelque chose comme le disait Artaud.

Quelques dits fous: Poe, Nerval, Nietzsche, Le Tasse, Artaud, Höderlin et moi.

Je dirais qu'être si vous voulez employer ce terme d'être fou, et bien c'est d'une part une chance que d'autre non pas de pouvoir délirer en auditif ou visuel, mais aussi une malchance car durant les délires axés sur une focale à chaque délire, les délirants peuvent embêter les gens qui les connaissent, par pleins de médias divers de la parole à l'écrit. Aussi, en plein délire, les gens sont en plein dans la peur de dormir et de vivre.
Modifié en dernier par georgique le 17 Avr 2008 07:46, modifié 1 fois.

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Messagepar georgique » 22 Fév 2008 10:17

ce jour, deux petites brèves sur le maréchal ferrant et sur le luthier.

Dans les campagnes, en Normandie, on allait parfois voir le maréchal afin de soigner les zonas des enfants. Le maréchal les allongeait sur l'enclume, puis frappait celle-ci de son marteau et afin allait comme à frapper le ventre des enfants en s'arrêtant vers deux centimètres. Ils guérissaient ainsi, on suppose grâce à la frayeur.


voici un petit poème vis à vis d'un luthier à son instrument.

"Viens, je veux te revoir encore, ô mon ouvrage,
chère création sur qui j'eus le courage,
moi, l'ouvrier débile et dévoré d'ennuis,
de passer au travail tant de jours et de nuits!

Viens! de ton sein profond va jaillir tout à l'heure
le scherzo qui babille et le lento qui pleure.
Sur le monde tu vas répandre, ô mon ami,
le sublime concert dans ton sein endormi.

Viens! Je veux te voir et te toucher encore!
Je n'éveillerai pas ton haleine sonore,
mais je veux seulmeent voir mon regard miré
une dernière fois dans ton beau bois doré:
car il faut nous quitter pour ta gloire et le mienne.

Mais, dans ta vie, ami, noble ou bohémienne,
que tu fasses danser le peuple des faubourgs
ou que devant les grands du monde et dans les cours
tu frémisses aux doigts des puissants virtuoses
moi qui, naïvement, crois à l'esprit des choses,
en te disant adieu, je viens te supplier,
noble et cher instrument, de ne pas oublier
celui qui t'a donné tes beaux accents de flamme
et le pauvre bossu qui t'a soufflé son âme!"

extrait du monologue de Filippo, Le Luthier de Crémone
Modifié en dernier par georgique le 23 Juin 2008 19:34, modifié 1 fois.

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Messagepar georgique » 23 Juin 2008 19:33

C'est l'été, parlons de glaces.

La préparation des glaces remonte à l'Antiquité, notamment dit-on, en orient où l'on gelait du sucre fondu avec de l'hydromel et du lait.
La glace n'apparut en France qu'aux alentours de 1553 grâce à Catherine de Medici et à son mariage avec Henri à Lyon. Elle avait pris pour sa suite des pâtissiers, confiseurs et glaciers "italiens". Mais iceux ne divulguèrent point leurs arts.
Il fallut attendre un siècle plus tard pour que le commun des mortels de la capitale puisse profiter d'une bonne glace et d'un bon café. En effet, vers 1686, siècle de Louis XIV, le sicilien Procopio dei Corelli (dit Procope) ouvrit un café non loin de la Comédie Française. Ainsi, peut-être que Lully et Molière eurent-ils le plaisir de goûter à la glace italienne.

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Messagepar georgique » 29 Juin 2008 08:38

Le livre de Roger Sabbah, Le pharaon juif, suite du livre Les secrets de l'Exode paru vers 2001, tente d'expliquer que toutes les religions monothéistes et en particulier le judaïsme est très semblable aux rites égyptiens vis à vis des livres de l'ancienne Egypte pour la traversée de la lumière après la vie terrestre. Israel serait l'egypte, celle qui serait par delà le fleuve donc après la mort. Ce serait les prêtres égyptiens qui après leur sortie d'Egypte, lorsqu'ils furent chassés, qui auraient écrit la torah ou l'ancien testament en hébreu en rapport avec les hieropglyphes peut -être en rapport avec le phénicien. Chaque lettre montrant un serpent. Chaque personnage serait les noms des divinités égyptiennes. Un livre pour faire passer les rites, en faisant en sorte que les notions égypteinnes passent inaperçuent. ensuite, ils créèrent la kabbale. Et la mer rouge qui s'ouvre, s'apparentant là à la mer des roseaux en somme pour faire passer les âmes. Cer mer est aussi peut-être le Nil qui au soir est rouge, rouge comme les morts des combats et du foetus dans le placenta, et est blanche à l'aube représentant la renaissance ou naissance, la victoire voire aussi le lait. Ces deux couleurs était portées par le pharaon. Ce livre permet d'entrevoir autrement, toutes les lectures trop sommaire de lectures litérales passées aux grés des siècles et qui ont amenés à c e que l'on sait aujourd'hui. Au VIème siècle avant notre ère, les brimades envers les juifs étaient celles envers les égyptiens. Pour en savoir plus, vous pouvez lire le livre, il vient de paraître.

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Messagepar georgique » 20 Sep 2008 19:36

pour répondre peut-être un peu au topos de guido et l'aider à trouver peut-être sa survie:

Les techniques anciennes de survie.
Certes à notre époque les aliments ou l’air peuvent être toxiques de matières qui s’enmaganisent dans notre corps et ainsi sont créateurs de cancer. Certes peut-être que nos enfants intoxiqués à la naissance ont un corps muté plus approprié aux toxines. Aussi, sommes nous capables d’être à l’écoute de notre corps et de pouvoir faire quelque chose de ces toxines en les utilisant ou en les évacuant par le complexe esprit-corps, ou en mutant.
Cependant, il ne faut pas oublier les temps anciens où la survie était l’auto-guérison. Trouver le bien être en acceptation du virus et entre respiration et compréhension aider les cellules sous le principe : faire de son ennemi son ami. On mangeait ce qu’il y avait suivant les saisons et n’étions pas là à se dire il faut manger tant de vitamine et de minéraux. Etre pauvre de nos jours avec tout le choix qui est offert est moins rude.
Autrefois on recevait chaque jour une somme de salaire afin de savoir comment vivre peut-être le lendemain où l’on achetait que ce qu’il fallait, car on avait pas de frigidaire. On avait pas non plus la prétention de pouvoir sauver le monde, d’aller voir ce que faisaient d’autres d’imaginer pouvoir les aider sans savoir s’ils le souhaitent et comment. Car lorsque l’on nous demande de l’aide, c’est une chose à laquelle on ne peut vraiment répondre. On était comme des arbres restant là où ils se trouvent, discutant avec les autres, se mouvant aussi afin de s’entraider dans l’idée de soutien, comme on le fait quand on aide un arbre ou comme un animal de compagnie le fait pour nous.

L’idée de guérison par les plantes est venu pour ceux qui étaient trop faibles devant l’autoguérison et réfractaires à la télépathie où l’on peut savoir si quelqu’un va bien ou mal et tenter de l’aider si son esprit le souhaite, sinon il faut laisser libre le choix des gens, personne ne peut être maitre du destin d’un autre. Quand on aime et voyons souffrir c’est une chose très difficile. Non pas dans l’idée que l’être peut mourir, mais s’il meurt, qu’il meurt dans un bien être.

Les plantes, c’est aussi la possibilité de pouvoir savoir faire renaitre ces cellules. La vertu des plantes est drainante et expectorante.
La vertu des pierres était aussi utilisée. Mais il ne faut pas s’amuser à garder trop longtemps une pierre sur soi, car gare au jour où on l’enlève. Du moins j’en ai fait le test.
L’homéothérapie consiste en ce principe : ingurgiter une chose qui fera le même effet que le virus.
C’est un peu l’ancêtre du vaccin. L’acceptation de l’ennemi et parler son langage.

Les produits chimiques est d’utiliser des minéraux et des gaz en solubles pour agir rapidement tel que l’air dans les poumons. Cependant, je ne sais si ceci détruit ou transforme. Mais certains composants peuvent être difficilement évacués ou transformés par le corps et la phyto peut aider, comme l’auto guérison.

Lorsque qu’Hippocrate disait « que l’aliment soit ton premier médicament », il savait aussi que les végétaux comme les animaux mutent et ce qui est non toxique à ce jour peut le devenir plus tard. Qu’aussi une chose bonne pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Mais il existe l’instinct. Ce qui nous permet de savoir ce dont on a besoin. Bien sûr cela est plus dur face aux enfants que l’on peut avoir. Mais si l’on sait oublier le voir et l’entendre, on peut savoir autrement. Car il est le matériel, mais aussi l’immatériel. Lorsque l’on nait, on nait avec un corps et un esprit et les deux peuvent suffire à l’autosurvie. C’est ce que voyaient nos ancêtres.
C’est aussi le principe que l’espoir est toujours et la magie de la vie aussi, lorsque l’on sait la voir à travers les signes.
Si on sait trouver la joie en ceci : vis-à-vis des être invisibles que l’on écrase, aux virus que l’on respire et acceptons et proposons à autrui que l’on croise, alors on peut se dire que les guerres, les épidémies et les autres tous petits problèmes ne sont pas très graves.
Lors de tout problème il faut savoir trouver à aimer quoi que ce soit et le bien être est pour soi et ceux qui nous aiment. Même si l’on ne saura pas dans sa vie, si on aime correctement.

Je ne veux pas forcément prôner l’autoguérison, mais c’est celle qui ne demande pas d’aide. Car la maladie est quand même un problème personnel qu’on peut éviter si on écoute son corps.

Le problème de notre société n’est pas forcément la nourriture et le pétrole et les extrémistes religieux, mais avant tout celui des dits problèmes psychologiques et les demandes d’aides continuelles. Aider est peut-être bien, mais demander de l’aide se fait quand on a rien su puiser en soi, ou bien si l’on sait ce que l’on veut comme aide et comment. Après, il faut que celui qui aide le fasse correctement.

Quand on sait que les platanes de la place Bellecour vivaient tout en étant infectés, on n’aurait pas du les abattre, mais les prendre comme modèles.
Une fleur peut soigner, rien qu’en passant auprès d’elle. Comme nous pouvons le faire envers elle, en passant auprès d’elle ou en pensant à elle.
Le langage de la nature est le langage universel sur la planète et qui le connait ne peut ni de doit l’expliquer. Il est porteur de sensation de vie et d’adéquation.
Quand on vit trop dans la matérialité, il n’est que la maladie et la souffrance comme chance à nous ramener vers l’universel quand parfois on le perd. Comme quoi, le naturel aura toujours le dessus.
Et à quoi bon se révolter contre ceux qui intoxiquent des choses. On étaient libres au départ d’avaler ou non ces choses. De toute façon la nature à ses secrets et avaler quoi que ce soit comporte des risques. La loi de la vie c’est quand même prendre des risques. Il faut savoir muter, c’est tout ou rien.
Et puis chacun trouvera bien par son propre raisonnement, sa tactique de survie.
que viva la vida!


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