Le CSA estime que la scripted reality est de la fiction

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Thorn
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Le CSA estime que la scripted reality est de la fiction

Messagepar Thorn » 29 Aoû 2013 10:42

Le CSA estime que la scripted reality est de la fiction

bfmtv.com - 26.08.13

Le gendarme de l'audiovisuel a décidé que la plupart de ces émissions de télé-réalité scénarisées sont juridiquement des fictions. Elles seront donc comptabilisées dans les obligations des chaînes.

Peut-être êtes vous tombés un jour sur ces programmes d'un genre nouveau, qui ont l'apparence d'émissions de télé-réalité, mais qui sont en fait écrites à l'avance, d'où leur nom: scripted reality.

Ces émissions sont apparues il y a deux ans, permettant aux chaînes de remplir leur grille avec des programme peu chers: ils coûtent environ 1.000 euros la minute, soit 15 fois moins qu'une fiction traditionnelle. Cela grâce à un tournage rapide: trois jours pour tourner un 26 minutes.


Genre hybride

Ce genre hybride a suscité moult questions. La principale était de savoir si les chaînes pourraient inclure ces émissions dans leurs obligations. En effet, les textes imposent aux chaînes de remplir des quotas de production et de diffusion d'oeuvres françaises. La scripted reality posait donc un casse-tête, car la fiction traditionnelle rentre dans les quotas, mais pas la télé-réalité de type Secret story.

Après avoir mené une concertation l'hiver dernier, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) a discrètement tranché la question cet été. Le gendarme de l'audiovisuel a décidé que la plupart des émissions de scripted reality étaient juridiquement des fictions -des "oeuvres audiovisuelles patrimoniales", dans le jargon du secteur. Elles pourront donc être comptabilisées dans les quotas des chaînes.


"Des auteurs, un réalisateur, des comédiens..."

Francine Mariani-Ducray, conseillère du CSA en charge du dossier, explique: "lorsqu'une chaîne nous demande de qualifier de fiction une émission de scripted reality, nous appliquons les critères que nous avons énoncés dans notre consultation, c'est-à-dire nous regardons s'il y avait des auteurs, des réalisteurs et des comédiens. En pratique, nous avons procédé à un examen poussé avec les chaînes et les producteurs. Finalement, toutes les émissions qui nous ont été soumises remplissaient ces critères. Dès lors, nous avons décidé de les considérer comme des fictions".

Cette décision a été prise pour les quatre émissions citées précédemment. En revanche, le CSA n'a pas pris de décision pour d'autres émissions de scripted reality, comme Hollywood Girls (NRJ 12), Le jour où tout a basculé (France 2) Les Ch’tis à... et Les Marseillais à... (W9), pour la bonne et simple raison que les diffuseurs de ces programmes n'ont pas demandé au CSA de les qualifier de fictions, et donc de les faire rentrer dans leurs quotas.


Divergence avec le CNC

A noter que le CNC (Centre national du cinéma) avait pris la position inverse, en refusant d'accorder des subventions à ces émissions, jugeant insuffisante la "part de création".

Mais le CSA avait expliqué en janvier que cette décision du CNC ne l'engageait aucunement: "le CSA ne peut être lié par un refus de soutien à un programme émanant du CNC, dès lors que ces deux institutions sont régies par des textes législatifs et réglementaires différents, aux finalités et critères d’application spécifiques à chacune".


Le précédent "Popstars"

Rappelons qu'à son apparition, la télé-réalité avait suscité le même type d'interrogations. Le CSA avait alors décidé de faire rentrer Popstars (alors diffusé par M6) dans les quotas. Une décision qui avait été contestée -mais en vain- par la SACD devant le Conseil d'Etat.

Parallèlement, le CNC avait aussi décidé d'accorder des subventions à Popstars, une décision contestée -cette fois avec succès- par la SACD devant le tribunal administratif, puis par la cour administrative d'appel.

Par Jamal Henni


Source :
http://www.bfmtv.com/

Article original :
http://www.bfmtv.com/economie/exclusif- ... 88726.html

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