AB Productions : l'enfer du décor

Comme il n’y a pas que le cinéma dans la vie, parlez de tout ce que vous voulez (... et même de cinéma !)

Modérateurs : Guido, Lully, Thorn, monsieur_vincent, Moa

Avatar de l’utilisateur
Thorn
Messages : 2050
Enregistré le : 28 Oct 2005 13:30
Localisation : Lyon

AB Productions : l'enfer du décor

Messagepar Thorn » 20 Oct 2013 10:54

AB Productions : l'enfer du décor

tvmag.lefigaro.fr - 19.10.2013

Durant les années 90, AB Productions a rempli la grille des programmes de TF1: le Club Dorothée, Salut les Musclés, Hélène et les garçons... Ses émissions et ses sitcoms ont marqué toute une génération de téléspectateurs sur TF1. Dans le dernier numéro du magazine Sofilm, les acteurs de l'époque évoquent l'envers du décor. À les lire, il s'agit plutôt d'enfer du décor...

À partir de 1991, AB Productions, qui deviendra AB Groupe en 1999, se spécialise dans la production de sitcoms à destination des jeunes: Salut les Musclés (photo), Premiers baisers, Le Miel et les abeilles, Les Filles d'à côté et, surtout, Hélène et les garçons , son plus gros succès. Dès 1993, la société fondée en 1977 par Jean-Luc Azoulay et Claude Berda réalise plus de 150 millions d'euros de chiffre d'affaire et devient le premier producteur français de fictions en volume.

Mais derrière cette success story se cache une réalité bien peu reluisante. Tournages à la chaîne, acteurs corvéables à merci, relations sexuelles: l'enquête réalisée par Sofilm sur les coulisses du groupe audiovisuel est édifiante.

«On terminait selon les épisodes à 16 heures ou 1 heure du matin, se souvient Anthony Dupray, de Premiers baisers. Il y avait des séances de dédicaces le week-end, des galas, de la promo. C'était non-stop. Pendant cinq ans, je n'ai pas dormi.» «J'ai emmené mon camping-car pour pouvoir dormir sur place», précise Yves Pirès, le chef décorateur.

Dan Simkovitch, des Filles d'à côté, se souviendra toujours de ses années AB: «À l'époque, je ne voyais plus d'amis, je ne voyais plus personne... À la fin, j'en faisais des cauchemars. J'avais l'impression qu'on était dans un bunker avec des barbelés et des miradors et que les mecs nous obligeaient à rentrer.»

«Au départ, on avait 300 à 400 heures à livrer par an et on a terminé par faire entre 1500 et 2000 heures», explique Jean-Luc Azoulay pour justifier un tel rythme de travail. Parfois, jusqu'à sept séries étaient tournées en simultané chaque jour. Ces conditions ne pouvaient qu'engendrer des «rapprochements» entre les comédiens.

Chroniqueur de 100% Mag, sur M6, et rédacteur en chef de OK Podium à l'époque, Jean-Luc Geneste évoque la promiscuité qui régnait sur les plateaux: «Évidemment, ça b... énormément, et pas qu'au sein d'une même série.» Jean-Luc Azoulay se félicite pour sa part qu'«une bonne douzaine de bébés sont nés de (ses) sitcoms. Et on a eu quelques mariages.»

Par Laurent Chignaguet


Source :
http://tvmag.lefigaro.fr/

Article original :
http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/a ... decor.html

Retourner vers « Café Court non sucré »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 2 invités