Création de votre société : Approche du Business plan

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Thorn
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Création de votre société : Approche du Business plan

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Comment faire un business plan ?

Le business plan est le document de référence pour tous les créateurs d’entreprises et les porteurs de projet en général. En effet, on le réalise lorsque l’on veut créer une entreprise, la financer, lors du lancement d’un nouveau produit ou encore lors de l’élaboration du budget annuel. Il permet de clarifier la stratégie, de levé des fonds et de partager sa vision d’un concept en vue d’une prise de décision.

Ce document doit être le reflet des jugements et de la vision de(s) l’auteur(s) sur le projet. Il engage la responsabilité des défendeur(s) du projet vis à vis d’un comité décisionnaire (direction, capital risqueur, banquier, etc.).

La réalisation du business plan est donc une phase essentielle d’un projet mais c’est également l’une des plus difficiles.

Voici un schéma qui reprend les trois grandes phases de la création d’entreprise et leur enchaînement dans le temps.

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Trouver la bonne idée signifie étudier la faisabilité du concept mais aussi sa spécificité par rapport aux offres déjà présentes sur le marché.

Ensuite, le moment où l’on se lance ne doit pas être le fruit du hasard. En effet, il faut avoir un maximum de temps à consacrer au projet, avoir acquis une expérience suffisante et surtout être en accord avec les besoins du marché.

Enfin, les moyens font références à la structure juridique et aux conséquences pratiques du démarrage de votre activité (locaux, investissement en matériels, embauche(s), financement court terme, etc.).


Les différentes parties d’un business plan

Hors mis l’executive summary (résumé) qui est toujours la première partie et la simulation financière qui arrive toujours à la fin, les autres parties peuvent être présentés dans l’ordre qui vous parait le plus pertinent. Par exemple, McKinsey propose une structure qui commence par la présentation du concept puis la cible et enfin le marché (cf. Entreupreneurship challenge – How to Write a Business Plan). Il n’y a pas de règles strictes quand à l’ordre des différentes parties du busisness plan, le tout est de garder une cohérence dans leur enchaînement.

* Executive summary (résumé)

Cette première partie est un résumé du business plan d’une à deux pages qui présente les différentes parties en quelques lignes. N’hésitez pas à y porter une attention particulière puisque cette partie permettra à votre auditoire de se faire une première impression de votre projet.

* Les consommateurs potentiels et la cible

On détaille ici les résultats de l’étude de marché préliminaire, les opportunités de marché qui sont apparues ainsi que la cible choisie pour le future produit ou service.

* Les concurrents et éventuels produits de substitution

Cette partie fait un inventaire des produits ou services concurrents en listant leurs forces et faiblesses afin d’identifier les risques concurrentiels.

* Les fournisseurs et partenaires

La chaîne de valeur que vous allez mettre en place pour produire votre bien ou service s’inscrit forcement dans la chaîne de valeur de l’industrie dans laquelle vous opérez ou allez opérer. Il faut donc expliciter les fournisseurs auxquels vous ferez appel, les distributeurs et les partenaires éventuels auxquels vous pouvez sous-traiter certaines opérations de votre chaîne de valeur (cf. chaîne de valeur d’une industrie ci-dessous).

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* Le marketing mix

Dans cette partie vous devez préciser les différentes variables de votre mix marketing. Elles comprennent les caractéristiques de votre produit (son ou ses avantages relatifs), le prix que vous avez fixé, la stratégie de communication que vous envisagez pour attaquer le marché, ainsi que les canaux de distribution que vous avez choisi pour toucher votre cible.

* Les ressources humaines

Il convient également de mettre dans votre business plan le nombre et les compétences dont vous aurez besoin en termes de ressources humaines. C’est peut-être l’un des aspects les plus durs à anticiper mais cela vous permet de faire une première réflexion concernant les compétences dont vous aurez besoin et d’identifier les risques liés au recrutement de votre équipe.

* Operations

Cette partie vous permet d’expliquer comment votre produit ou service sera concrètement produit ou effectué. Vous y détaillerez le processus de production, les technologies utilisés, ainsi que les intrants (inputs) et les résultats de la transformation (outputs).

* Finance

Enfin, il vous faut traduire tout votre projet en terme financier. Cette dernière partie vous permet donc de regrouper le compte de résultat et le bilan prévisionnels, le plan de trésorerie et les cash flows générés par l’activité, ainsi que les différents ratios financier et leurs évolutions anticipées. Généralement les prévisions financières se font sur 3 à 5 ans.

D’autre part, il faut noter qu’un business plan n’est pas figé. On le crée pour formaliser une idée de projet, on l’ajuste petit à petit puis on l’actualise (par exemple pour lever des fonds ou lorsque l’on révise la stratégie).


Qu’est-ce qui fait la qualité d’un business plan ?

Pas facile de répondre à cette question puisque cela va dépendre de vos interlocuteurs. Néanmoins, il est possible de savoir ce qui distingue un mauvais business plan d’un bon.

Deux aspects peuvent être à l’origine d’un mauvais business plan : le fond du business plan et la qualité de la présentation que vous en ferez. Tout d’abord sur le fond, les imprécisions, une compréhension incomplète du problème, la mauvaise évaluation des attentes du consommateur ou la sous-estimation des concurrents peuvent fausser le diagnostique. Ensuite, lors de la présentation de votre plan d’affaire à l’oral, évitez d’être trop technique, froid, de faire une lecture insipide de votre diaporama.

Il vous faut transmettre la passion pour votre projet, montrer que vous le soutenez et que vous y croyez.

Sources :
http://strategies4innovation.wordpress.com

Article (dont des vidéos d'illustrations) :
http://strategies4innovation.wordpress. ... ness-plan/
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Thorn
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Création d'un business plan : Les 60 questions à se poser

Pour créer votre activité, vous allez avoir besoin d'argent. Pour en trouver, il vous faudra convaincre votre banquier ou des investisseurs en leur présentant un business plan crédible. Non une simple compilation de chiffres, mais le résumé de votre réflexion qui atteste de votre préparation et de votre capacité à relever le défi. Pour l'établir, pose--vous les bonnes questions. Définissez le marché sur lequel vous allez intervenir. Analysez votre offre, appréciez votre environnement concurrentiel, déterminez les ressources dont vous aurez besoin pour atteindre vos objectifs. Notre check-list établie avec l'aide des experts de KPMG vous aide à évaluer votre projet.


CONNAITRE SON MARCHE

1. Quelle est la taille de votre marché ? Est-il local, national, mondial ?

2. Combien de clients pouvez-vous espérer ?

3. Sur ce marché, y a-t-il pénurie ou excès d'offre ?

4. De nouveaux acteurs peuvent-ils apparaître à brève échéance ?

5. Votre activité est-elle B to B (business to business) - sous-traitance, en relation avec la grande distribution - ou B to C (business to consumer) - en relation directe avec le consommateur final ?

6. Votre offre est-elle en phase avec les attentes du marché ?

7. Quels sont les critères d'achat de vos clients ? Sont-ils loyaux et captifs ?

8. Quels sont les bénéfices clients de votre produit ou service ?

9. Etes-vous en concurrence, frontale ou partielle, avec une offre existante ?

10. Pouvez-vous facilement vous différencier et trouver une position de « niche » ?

11. Combien d'années d'expérience du secteur faut-il pour être crédible auprès de vos clients ?

12. Qui sont vos concurrents ?

13. Votre savoir-faire vous donne- t-il un réel avantage ?

14. Où se crée la valeur ajoutée dans la filière ?

15. Quel est le poids des différents acteurs (clients, fournisseurs, sous-traitants, autorités réglementaires...) ?

16. Comment évoluent les prix ?

17. Les changements réglementaires et les normes risquent-ils de rendre plus complexes et plus coûteux le démarrage et l'exercice de votre activité ?

18. Qui sont vos fournisseurs ? Sont-ils nombreux ? Concentrés ?

19. Est-il facile d'en changer ?

20. Auront-ils un pouvoir d'influence sur la qualité et le coût de votre offre ?


Etes-vous prêt à passer à l'étape suivante ?

> Feu vert pour l'étape suivante :

Votre savoir-faire, l'originalité de votre offre, son adéquation avec les attentes (nouvelles) des clients doivent vous permettre de vite vous imposer à l'échelon local, voire national. Même si vous ne maîtrisez pas tous les paramètres, lancez-vous !

> Feu rouge pour l'étape suivante :

Enthousiasmé par la réussite de certains, vous voulez les imiter. Aller sur un marché très concurrentiel, où l'offre est pléthorique et les prix tirés à la baisse, est une mauvaise idée. Vous aurez beaucoup à perdre et peu à gagner.
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AVOIR LE PROFIL ADAPTE ET LE SOUTIEN DE SES PROCHES

21. Avez-vous déjà dirigé une entreprise ou un centre de profit ?

22. Etes-vous formé au management ?

23. Votre environnement familial peut-il faciliter la réalisation de votre projet ? Avez-vous le soutien de votre conjoint ?

24. Combien de contacts « activables » contient votre carnet d'adresses professionnel et personnel ?

25. Connaissez-vous une personne avec qui vous pouvez faire régulièrement le point sur l'avancement de votre projet ?

26. Avez-vous rencontré une association de créateurs et d'accompagnement ?

27. Etes-vous prêt à faire des sacrifices financiers par rapport à votre rémunération actuelle ?

28. Quels seront vos besoins financiers dans les prochaines années (emprunts, scolarité des enfants...) ?

Etes-vous prêt à passer à l'étape suivante ?

> Feu vert pour l'étape suivante :

Vous avez suivi des formations à la création d'entreprise. Vous savez décider vite, choisir un cap et vous y tenir. Vous êtes prêt à travailler (beaucoup) plus et à gagner moins (dans un premier temps tout au moins ). Vous disposez d'une source de revenus complémentaires pour faire vivre votre famille (salaire du conjoint, revenus du patrimoine), lancez-vous !

> Feu rouge pour l'étape suivante :

Les problèmes de fin de mois difficile vous angoissent, vous n'avez jamais dirigé d'équipe. Vous voulez des week-ends et partir en vacances. Restez salarié ! Pour devenir patron, il faut savoir prendre des risques.
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FORMER UNE EQUIPE

29. Pouvez-vous vous appuyer sur une équipe « soudée », complémentaire, expérimentée ?

30. Les compétences clés pour la réussite de votre projet y sont-elles représentées ?

31. A défaut, pouvez-vous compter sur des partenaires extérieurs ?

32. Vos objectifs sont-ils compris et partagés par tous ?

33. Avez-vous prévu et organisé la fidélisation de vos « hommes clés » ?

Etes-vous prêt à passer à l'étape suivante ?

> Feu vert pour l'étape suivante :

Vous avez une équipe motivée, compétente, prête à tenter l'aventure, un entourage qui accepte les risques (y compris financiers). Avec les savoir-faire (techniciens, commerciaux, gestionnaires) indispensables au démarrage du projet. Ce collectif crédibilise votre projet. Lancez-vous !

> Feu orange pour l'étape suivante :

Vous êtes seul avec votre idée. Vous n'avez pas encore trouvé les compétences complémentaires dont vous aurez besoin. Prudence. Si votre projet ne suscite pas l'adhésion de vos proches, c'est peut-être qu'il n'est pas encore mûr.
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BLINDER SA STRATEGIE MARKETING ET COMMERCIALE

34. Savez-vous à quels types de clients vous allez vous adresser ?

35. Votre marché est-il segmenté ?

36. Avez-vous défini des cibles prioritaires ?

37. Ferez-vous face à un réseau de prescripteurs actifs ?

38. Quels sont les moyens commerciaux à mettre en oeuvre pour atteindre votre objectif de chiffre d'affaires ?

39. Votre processus de commercialisation est-il défini ?

40. Comment allez-vous organiser votre force de vente ?

41. Avez-vous prévu un système de prévision et de reporting ?

42. Vous faut-il une fonction marketing ?

43. Avez-vous chiffré votre budget de communication ?

44. De quels outils de communication disposez-vous ?

Etes-vous prêt à passer à l'étape suivante ?

> Feu vert pour l'étape suivante :

Vous connaissez le profil de vos clients. Vous avez défini le nombre de commerciaux dont vous aurez besoin, leur statut, chiffré votre budget de communication, défini les cibles, les moyens à mettre en oeuvre. Vous avez compris que vendre est le concept clé dont dépend la réussite de votre entreprise. Lancez-vous !

> Feu rouge pour l'étape suivante :

Vous êtes un brillant technicien, un génie de l'informatique ou des biotechnologies. Mais vous n'avez pas la moindre idée de la façon dont vous allez commercialiser votre produit ni même s'il est vendable. Renoncez ou trouvez un associé qui saura mettre sur les rails votre réussite.
Last edited by Thorn on 12 Oct 2009 15:45, edited 1 time in total.
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PROTEGER SON SAVOIR-FAIRE ET PRODUITE

45. Votre savoir-faire technologique peut-il faire l'objet d'une protection juridique ?

46. Votre solution peut-elle s'imposer comme un standard dans le secteur ?

47. Allez-vous devoir convaincre d'autres acteurs technologiques ?

48. Votre innovation risque-t-elle d'être rapidement dépassée ?

49. Avez-vous chiffré vos besoins de recherche-développement ?

50. Votre outil de production de départ sera-t-il suffisamment « calibré » ?

51. Savez-vous arbitrer entre production interne et sous-traitance ?

Etes-vous prêt à passer à l'étape suivante ?

> Feu vert pour l'étape suivante :

Vous avez déposé des brevets pour protéger votre invention. Votre capacité à innover et à trouver des partenaires technologiques renforce la dimension opérationnelle de votre projet. Lancez--vous !

> Feu rouge pour l'étape suivante :

Votre invention peut être facilement copiée, améliorée. Laissez tomber ! Vous ne pourrez jamais convaincre un banquier de vous suivre sur ce terrain miné.
Last edited by Thorn on 12 Oct 2009 15:47, edited 1 time in total.
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TROUVER DES FINANCEMENTS

52. Quel est votre besoin financier global ?

53. Avec quelle répartition entre capitaux propres et endettement ?

54. Votre business est-il générateur ou consommateur de cash ?

55. Quels seront vos besoins de trésorerie en première année d'activité ?

56. Quel sera le délai d'encaissement des clients ? Pourrez-vous obtenir des fournisseurs des délais de paiement ?

57. Au bout de combien de mois vos flux de trésorerie seront-ils, de manière récurrente, positifs ?

58. Quel est le montant prévisionnel de votre besoin de financement cumulé avant d'atteindre le point mort en trésorerie ?

59. Quand pensez-vous atteindre le seuil de rentabilité ?

60. La rentabilité dégagée à l'horizon de trois à cinq ans est-elle suffisante ?

Etes-vous prêt à passer à l'étape suivante ?

> Feu vert pour l'étape suivante :

Votre business nécessite peu d'investissement de départ et sera immédiatement générateur de cash avec du chiffre d'affaires récurrent. Vous avez les fonds propres pour votre capital et votre compte courant. Vous trouverez des financements complémentaires une fois votre activité lancée. Lancez-vous !

> Feu rouge pour l'étape suivante :

Vous prévoyez le premier euro de recettes à échéance de plusieurs mois, vous n'avez pas assez de fonds propres pour créer la société et financer vos besoins de trésorerie jusque-là. Vous aurez du mal à trouver l'argent qui vous fait défaut. Pensez-y !
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FAITES LE POINT SUR VOS MOTIVATIONS

Vous voulez être votre propre patron... Avant de faire le grand saut, faites le point. D'abord sur vos motivations. On crée sa boîte pour gagner plus, pour assouvir une passion en en faisant son métier, pour défendre un idéal ou obtenir de la reconnaissance sociale. Mais aucun projet n'est jamais à 100 % passionnel, sociétal ou financier.

Envisagez l'avenir. Décrivez votre projet à échéance d'un an, de trois ans, à plus long terme pour fixer votre cap. Puis revenez à cette feuille de route régulièrement pour vérifier que les bonnes options ont été prises et respectées, au besoin pour corriger la route. Mesurez avec précision les risques que vous allez prendre.

"Combien de temps vais-je attendre avant de me verser mon premier salaire ? Puis-je me permettre de ne pas être payé pendant trois mois, six mois ? Quel investissement en fonds propres suis--je prêt à engager sur mes biens personnels ou familiaux ?" A vous de tracer la ligne blanche qu'il ne faudra pas franchir. Trop de porteurs de projet, faute d'avoir su s'arrêter au bon moment, sont ensuite incapables de rebondir.

"La seule façon de réussir, c'est de trouver une niche."

En 1997, DESS d'ingénierie financière en poche, Yariv Abehsera entre dans une banque d'affaires parisienne. Un an plus tard, il a déjà l'impression de tourner en rond et quitte l'entreprise. "L'ambiance était trop feutrée." Un temps associé dans un tour-opérateur, il décide en 1999 de prendre le large seul, pour fonder Travelfactory. Son idée : proposer sous la marque Golden Voyage des séjours et des week-ends organisés spécialement pour les étudiants. Le capital de 8 000 euros de la SARL est réuni grâce à la vente de ses parts dans son ancienne société. Foisonnant de projets, Yariv Abehsera multiplie les expériences. "On a un paquebot qui avance, autant le charger."

En 2002, il crée Golden Events, une agence de marketing opérationnel spécialisée sur la cible étudiante. Trois ans plus tard, il lance le portail internet Travelski. En 2006, son groupe a réalisé 13 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pour continuer sur sa lancée, Yariv Abehsera envisage de s'ouvrir aux financements extérieurs.

"Une philosophie de vie peut se manifester dans l'entreprise."

Consultant pour de grands réseaux bancaires, Jean-Yves Louarn décide à l'approche de la cinquantaine de changer de cap. "Faire du conseil, c'est intéressant, mais on voit rarement le résultat..." En naviguant sur le Net, il trouve la bonne idée, celle qui lui permettra de concilier ses aspirations personnelles et son envie de devenir entrepreneur. Son ambition : ouvrir des magasins permettant de récupérer les cartouches d'encre d'imprimante usagées et de les recycler ou de les recharger. "Des magasins de ce type existaient déjà dans d'autres pays européens. Il suffisait d'adapter le concept à la France." Ailleurs, le succès du modèle repose sur les économies réalisées par les clients - les cartouches rechargées coûtent 40 à 60 % moins cher qu'une cartouche neuve - et sur la bonne conscience écologiste qu'elles procurent.

"La France était à la traîne, j'ai décidé d'en profiter", confie Jean-Yves Louarn, qui mène une étude de marché durant deux ans, puis fonde avec son associé, Marc Laiolo, Inki, une SAS au capital de 200 000 euros. Dans la foulée, les deux entrepreneurs développent un réseau de franchises baptisé Cub'Ink. Le premier magasin, ouvert à Tours en janvier 2005, a généré un chiffre d'affaires de 185 000 euros. Depuis, sept autres commerces ont levé le rideau. En 2007, Cub'Ink s'est fixé comme objectif d'être plus offensif sur le marché des entreprises.

"Le retour sur investissement est immédiat et personnel."

A priori, rien ne les prédestinait à ouvrir une cave à vins. Pourtant, après avoir travaillé tous les trois dans les médias et la publicité, ils ont tout lâché pour assouvir leur passion. Les heures passées à déguster les productions de petits vignerons leur ont donné envie de partager leurs connaissances accumulées au fil des caves. Et de simplifier le choix des consommateurs.

Grâce à leurs économies et à leurs indemnités de chômage, ils créent en janvier 2006 WCPM, une SARL au capital de 10 200 euros. Six mois plus tard, les trois jeunes associés ouvrent une boutique rue Bridaine, dans le XVIIe arrondissement de Paris, sous l'enseigne Mes accords mets-vins. Les crus y sont présentés non pas par appellation ou zone de production, comme c'est habituellement le cas dans ce genre de commerce, mais en fonction des plats qu'ils peuvent accompagner : apéritifs, vins de viande - rouge, blanche -, vins de légumes, de poisson, de fromage, de dessert...

Parallèlement, grâce à leur carnet d'adresses et à un bouche-à-oreille efficace, ils développent une activité de conseil pour les organisateurs d'événements et les ventes privées. Leur première année d'exercice devrait se conclure par un chiffre d'affaires de 350 000 euros. Un succès qu'ils attribuent au capital de sympathie et de confiance que leur passion fait naître chez les clients.
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