DR,
Le DAT n'a rien d'indispensable, il est parfaitement possible d'enregistrer le son en direct sur la caméra (sauf tournage en argentique, évidemment).
Effectivement, le DAT n'est pas indispensable. Quand je parlais de DAT, je voulais surtout parler de son séparé. En effet, je trouve beaucoup plus pratique de travailler en son séparé de la caméra. l'Ingé son possède une véritable autonomie beaucoup plus pratique que s'il était constamment rattaché à la caméra. De plus, de nombreux enregistreurs DAT possèdent des filtres réglables qui permettent d’amoindrir certaines nuisances sonores que l’on ne peut supprimer à même la caméra.
Un autre avantage du DAT est, par son enregistrement analogique, une amplitude de fréquences son beaucoup plus importante. Le réglage du son est parfois un peu plus laborieux, mais quel plaisir de faire vraiment voir monter le vu mètre lorsqu’un coup de feu retentit par exemple.
Le PD4M de chez Fostex, par exemple, est très pratique.
Tu as raison quant tu dis que la mixette n'a d'utilité que lorsqu'on utilise au moins deux micros. Et 2 micros me semblent le minimum.
En général, je travaille avec 3 micros : 2 pour la stéréo, et 1 autre pour l'ambiance.
Enfin, concernant les micros HF, je dis méfiance. Ils sont en effet très pratiques, si leur qualité est vraiment très bonne et si l'Ingé son sait les utiliser avec finesse. Le son capté par les micros HF peut parfois être si pur que le son obtenu dénote souvent du reste du film (je le sais d'expérience !). Je ne parle pas des bruits du frottement du tissu, ou le micro que l’on aperçoit sur le comédien au dérushage !
Pour les plans séquences, je préconise plutôt les micros d'ambiance planqués ci et là, et une perche qui suit le protagoniste. La post-synchro ne me semble pas adaptée. Pour faire de la vrai et belle post-synchro, il faut travailler dans un vrai studio de son, voué à cet effet. Cette opération est onéreuse, et se révèle parfois catastrophique si elle est juste moyenne.
La post-synchro, à mon goût, et bien que je l’ai pratiqué, est vraiment la dernière option en cas d'impératif de tournage (travaux, pluie torrentielle, aéroport à proximité...).
Et le son direct donne très souvent un certain "cachet" que le son studio n’a pas.