Guido wrote:On ne doit pas confondre le rôle dévolu à l'Etat de la sauvegarde d'un patrimoine (arts "classiques", conservatoires), à celui de la créativité "sous contrôle" et bien normalisée !
Tout le monde se plaint de la "mollesse" du cinéma français. Essayons d'en trouver les causes et de proposer des "vraies solutions" sans nostalgie inutile.
Tous système a ses détracteurs et à plus forte raison ses profiteurs. J'entends souvent dire que "l'exception culturelle" française gangrène le cinéma, le normalise. C'est vrai, mais il offre également la chance à des films singuliers d'exister, et plus généralement au cinéma de vivre.
Le constat est celui-ci :
Le premier pays producteur de film mondiale, c'est l'INDE (bollywood et son milliard de spectateur, avec un cahier des charges des plus strictes : une ou plusieurs danses, une histoire d'amour...).
Le second c'est les U.S.A., avec l'idée d'Industrie et Marketing que l'on connaît. Force est de constater qu'il met sur la touche une plus grande propension de ce que l'on appelle encore chez nous des "artistes", des "techniciens".
Le troisième producteur, c'est la FRANCE. Et oui, notre système qui à ses limites à permis à notre petit pays de rester un pays capable de créer des films. (Financé en partie d'ailleurs par le cinéma américain : La TSA - Taxe Spéciale Additionnelle).
L'Angleterre, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie qui ont tous eut un age d'or du cinéma, n'ont pas eu cette chance et produit sporadiquement.
C'est un état de fait, tous nous envie notre système !
Les intermittents sont parfois les grands privilégiés, ou les laisser pour compte de ce singulier système. Nous sommes tour a tour fier de notre force artistique ou en colère contre "ses feignants financés".
La politique actuelle est de dire qu'il y a trop d'artiste en France. Mais les élus qui distillent cette idée se sont aperçus à leurs dépens que ces "artistes et techniciens" qu'ils financent sont générateurs d'activité et à plus forte raison d'argent. L'annulation du festival d'Avignon à plonger dans le chaos toute une industrie touristique. Colère noire des entrepreneurs, des élus locaux, des… La France est la première destination mondiale touristique, tire un revenu non négligeable de ce secteur d’activité. Les subventions ne seraient-il pas une forme d’investissement pour toute une chaîne… En même tant que l’impression de l’art dans le temps ?
Guido wrote:Le monde change, la manière d'aborder la culture aussi (dans son modèle économique et sa "consommation" !). !
Tout à fait d’accord. Aux États-Unis le cinéma est un commerce, en France c’est de l’art. Est-il indécent de dire que c’est bien entendu les deux. L’art existe pour produire un sens, évoquer, exprimer un point de vue, passer message, faire réagir... Mais tous ceci n’existe pas s’il ne trouve pas un public, s’il n’est pas vendu !
Le système intermittent à ces écueils, une refonte est nécessaire, sa suppression suicidaire, le changement actuel inadéquat. Je laisse le dernier mot à Guido pour la fin :
Guido wrote: Les questions sont d'envergures, et les solutions sont à trouver !