L’économie du court métrage en 2004
Remarques méthodologiques :
statistiques établies à partir d'une enquête déclarative effectuée sur les 401 films français de court métrage ayant obtenu un visa d'exploitation cinématographique du CNC en 2004, produits par des sociétés de production ou dans un autre cadre (école, association, auto-production…).
Production 2004 : 401 courts métrages français ont obtenu un visa d'exploitation du CNC
Rappel :
2003 : 425 2002 : 391 2001 : 379 2000 : 402
1999 : 413 1998 : 390 1997 : 338 1996 : 378
Données essentielles pour 2004 :
• Répartition par genre :
Fiction : 348 (soit 87 %) / Animation : 35 (soit 9%) / Documentaire : 18 (soit 4 %)
• 68,4 % des films font moins de 20 minutes
• 47,3 % des tournages de courts métrages de fiction en Ile-de-France
• 56,3 % des films ont une durée de tournage inférieure à 7 jours
• 63,5 % des films ont été tournés sur pellicule (16mm, Super 16mm, 35mm)
• 80 % des réalisateurs sont de sexe masculin
• 72,5 % des réalisateurs ont moins de 40 ans
Sources de financement :
CNC : 6, 2 M€, soit 46,3 %
Aide avant réalisation (contributions financières) : 1 932 000 €
Aide au programme d'entreprise de production : 1 886 000 €
Aide aux courts métrages audiovisuels : 1 178 670 €
Aide automatique cinéma : 185 000 €
Aides spécifiques (musique originale, nouvelles technologies) : 636 800 €
Aide après réalisation (prix de qualité) : 386 000 €
Collectivités territoriales (régions, départements, municipalités) : 3,1 M€ soit 23,1 %
Chaînes hertziennes : environ 2,48 M€ soit 18,5 %
France 2 : 0,52 M€ / France 3 : 0,31 M€ / Arte France : 0,55 M€ / Canal + : 1,1 M€
Autres financements publics (ministères, administrations) : 0,35 M€ soit 2,6 %
Autres financements privés (sociétés civiles Procirep, Adami, SACD…) : 0,9 M€, soit 6,7 %
Recettes d'exploitation en salles : 0,37 M€, soit 2,8 %
TOTAL DES FINANCEMENTS EN NUMERAIRE : 13,4 M€
• Financement en numéraire des films / échantillon 226 films (56 %)
Le financement moyen d'un film est de 33 416 euros
CNC : L’économie du court métrage en 2004
Moderators: Guido, Lully, Thorn
En fait, vivre du court-métrage, pour un réalisateur, est extrêmement difficile, à l'heure actuelle. Il n'existe pas d'économie court-métrage, et donc, quasiment pas de rémunération.
En général, si les films sont vendus, ils le sont aux chaînes de télévision, mais le prix de vente (à la minute) permet bien souvent à peine à rentrer dans ses frais.
C'est le producteur qui est chargé de l'exploitation du film. Mais comme il n'y a pratiquement pas de vente, le film vivra grâce aux festivals.
Le réalisateur peut donc se rémunérer seulement si il y a un poste prévu à sa rémunération lors de la constitution du dossier de financement. Mais là encore, c'est rare.
Bien souvent, même, dans le cadre d'une production traditionnelle, le réalisateur apporte une somme d'argent à la production pour assurer la bonne finalité du film et le démarchage auprès de partenaires financiers.
En général, si les films sont vendus, ils le sont aux chaînes de télévision, mais le prix de vente (à la minute) permet bien souvent à peine à rentrer dans ses frais.
C'est le producteur qui est chargé de l'exploitation du film. Mais comme il n'y a pratiquement pas de vente, le film vivra grâce aux festivals.
Le réalisateur peut donc se rémunérer seulement si il y a un poste prévu à sa rémunération lors de la constitution du dossier de financement. Mais là encore, c'est rare.
Bien souvent, même, dans le cadre d'une production traditionnelle, le réalisateur apporte une somme d'argent à la production pour assurer la bonne finalité du film et le démarchage auprès de partenaires financiers.